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Seulement 4 consommateurs belges sur 10 disent comprendre l’information nutritionnelle présente sur les produits alimentaires
Bruxelles, le 11 août 2005 - Un consommateur européen sur deux vérifie la composition en graisse des produits alimentaires qu’il achète et 40% d’entre eux le font régulièrement pour l’apport en sucre et en calories.
Le «consommateur mondialmoyen » est proche de ces chiffres: 49% d’entre eux s’intéressent d’abord à la composition en graisses, 43% d’entre eux à l’apport en calories, 42% à l’apport en sucre, 40% sont attentifs à la présence de conservateurs; les colorants et les additifs n’étant la préoccupation que de 36% d’entre eux.
Ces résultats sont tirés d’une enquête mondiale on-line Omnibus. Cette enquête auprès de 21.100 individus et 38 marchés est réalisée deux fois par an par ACNielsen en Europe, en Amérique du Nord, Amérique latine et en Asie Pacifique. Au cours de la dernière vague, ACNielsen a cherché à comprendre comment les informations consommateur qui accompagnent les packs produits étaient lus et compris par les acheteurs eux-mêmes.
Le consommateur belge s’inscrit dans la moyenne européenne quant à la compréhension et la connaissance des informations nutritionnelles figurant sur les packs de produits alimentaires.
42% des interviewés belges comprennent les informations nutritionnelles qui figurent sur les étiquettes des produits en linéaire; 54% des interviewés belges ne comprennent cette information que partiellement.
Sur un quiz permettant de juger de la connaissance et de l’éducation des foyers sur les questions de nutrition, les pays Nordiques dominent largement avec 8 interviewés sur 10 connaissant les différences entre graisses animales et graisses végétales, le bon cholestérol et le mauvais. 48% des interviewés belges déclarent connaître cette différence (moyenne européenne de 56%).
On ne sera pas étonné de constater que l’ensemble des pays Nordiques, incluant l’Angleterre figurent encore parmi les pays les plus éduqués.
A titre de comparaison, ce sont les foyers d’Amérique latine et du Nord qui semblent les plus éduqués du monde; 64% de ces foyers en Amérique du Nord comprennent les informations nutritionnelles.
Seulement 16% des interviewés belges vérifient systématiquement les informations nutritionnelles lors de leurs achats. Ce pourcentage s’inscrit dans la moyenne européenne avec 18% de foyers vérifiant systématiquement cette information mais est nettement moindre que chez les consommateurs d’Amérique latine avec 35% vérifiant cette information.
Ces chiffres soulignent les oppositions entre des styles de vie comme ceux des foyers d’Amérique latine, extrêmement concernés par les questions nutritionnelles et des foyers européens où la culture est plus orientée sur le 100% naturel et la priorité au goût. On le constatera également par le type d’information nutritionnelle qui est recherché par ces foyers.
Parmi toutes les informations nutritionnelles qui peuvent être communiquées sur les étiquettes, l’Europe du Sud est plus particulièrement concernée par l’absence ou la présence de colorants, conservateurs et dans une moindre mesure par les additifs et l’apport calorique. En moyenne, en Italie, au Portugal et en Grèce, 6 interviewés sur 10 déclarent se préoccuper des informations sur les colorants et les conservateurs. On pourra trouver là quelques raisons de l’échec des gammes light dans un pays comme l’Italie.
Il est remarquable de noter l’attention particulière que les consommateurs accordent à l’étiquette et à son information nutritionnelle lorsqu’ils achètent un produit pour la première fois: en dehors de la France et de la Pologne un peu en retrait, plus de 4 interviewés sur 10 vérifient la composition sur l’étiquette lors du premier achat d’un nouveau produit.
Quand on sait que 80% des produits lancés ne sont plus en rayon 12 mois plus tard, on peut facilement imaginer l’importance que revêt cette information sur l’étiquette, et donc son accessibilité et sa simplicité. Que dire également des informations densifiées en plusieurs langues et qui s’adressent manifestement à des cultures différentes!
Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter Joëlle Vandenput au 02.778.70.21
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