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Actualités    >    Communiqués de presse    >    14 février 2006

Les consommateurs belges sont les plus durement atteints en Europe par la hausse des prix des carburants

  • 40% des conducteurs sont durement touchés par la hausse du carburant
  • 50% utilisent moins leur voiture et combinent courses et déplacements
  • 20% sont forcés de réduire leurs dépenses courantes

Bruxelles, le 14 février 2006 --- Les consommateurs de l’Europe entière ont été forcés de changer leurs habitudes de conduite et de réduire les dépenses courantes pour faire face à la hausse vertigineuse des prix des carburants sur le continent.

Selon l’étude mondiale en ligne de ACNielsen conduite en novembre dernier dans 42pays, un Européen sur trois est «très» affecté par la hausse des prix des carburants. En conséquence, 45% des consommateurs utilisent moins leur véhicule.

«Les consommateurs d’Europe occidentale ont été les plus touchés. Plus de la moitié des sondés français (55%) affirment avoir été «très» atteints. En Italie, 54% des consommateurs utilisent moins leur véhicule et 43% ont également réduit les dépenses non vitales suite à la hausse des prix des carburants», indique Frank Martell, CEO et President de ACNielsen Europe.

55% des consommateurs français, 50% des Portugais, 40% des Allemands et 39% des Belges indiquent avoir été «considérablement» affectés par la hausse des prix. «Pour la première fois dans ces pays, les consommateurs prennent de plus en plus conscience que les prix des carburants deviennent inabordables», précise M.Martell.

Avec des prix ayant atteint des niveaux records au cours des deux dernières années, les Européens se résignent au fait que ces prix vont continuer d’augmenter ou, pour le moins, se stabiliser aux niveaux actuels. La plupart des consommateurs n’envisagent certainement pas un retour aux prix antérieurs dans un proche avenir et modifient en conséquence leur mode de vie et leurs habitudes de conduite.

Déjà, près de la moitié des Européens (45%) affirment moins utiliser leur véhicule et 37% s’organisent pour combiner courses et déplacements en voiture. «Deux tiers des Autrichiens utilisent moins leur véhicule, tout comme plus de la moitié des Finnois, Italiens, Néerlandais, Allemands, Français et Belges. Plus de la moitié des Autrichiens, Français et Belges prévoient également de combiner courses et déplacements motorisés.»

«Dans les pays ayant connu une hausse des prix des carburants (environ 20% au cours de l’an dernier seulement), nous constatons une inquiétude croissante», ajoute M.Martell.

Le Portugal a vu le prix de l’essence sans plomb augmenter de 32% depuis novembre2003, et cette hausse a été de 28% en Belgique au cours des deux dernières années. «Dans ces pays, les consommateurs ont la nette impression que les prix des carburants deviennent tout simplement inabordables et que, tant que le marché mondial des carburants sera instable, ils devront adapter leur mode de vie et leurs habitudes de conduite», observe M.Martell.

Il n’est pas surprenant de constater que les pays ayant le taux de possession de véhicules le plus élevé ont été les plus touchés. Dans le monde, l’Europe affiche l’un des plus forts taux, derrière les États-Unis. Parmi les Internautes européens consultés dans le cadre de l’étude en ligne, 76% possèdent un véhicule, ce pourcentage étant particulièrement élevé en Italie (93%), en Belgique (86%) et en France (85%).

La situation géographique et les facteurs culturels sont les principaux éléments qui influent sur la façon de s’adapter à la hausse des prix des carburants. «Pour de nombreux consommateurs européens, les solutions de remplacement susceptibles de réduire les coûts et de générer des économies de carburant (utilisation des transports publics, conduite en dehors des heures de pointe ou covoiturage) ne sont pas des options pratiques. La seule alternative consiste à diminuer d’autres frais», explique M.Martell.

Les consommateurs de l’Europe entière semblent changer de mode de vie pour faire face à la crise. Même en Norvège, pays riche en pétrole, 43% des consommateurs affirment faire un effort pour combiner courses et déplacements, tout comme 47% des Anglais.

Laisser le véhicule au garage et prendre les transports en commun pour des déplacements est une solution qui permet de réaliser des économies de carburant dans certains pays: presque 30% des consommateurs allemands et suisses utilisent davantage les transports en commun. Les Espagnols, à 23%, ont également choisi cette solution, bien qu’ils ne soient pas enthousiasmés à l’idée de combiner courses et déplacements ou de diminuer les dépenses courantes. «Toutefois, étant donné l’insuffisance et le manque de fiabilité de l’infrastructure de transports publics dans de nombreux pays européens, conduire un véhicule est essentiel dans la vie quotidienne et certains consommateurs doivent réduire le budget du ménage et les dépenses non vitales. Tout en conduisant moins, 43% des Italiens et 33% des Français diminuent ces frais pour pouvoir faire leur plein de carburant.

Si la conjoncture mondiale dans le secteur des carburants empire et que les marchés européens sont soumis à de nouvelles augmentations records, les consommateurs vont vraisemblablement chercher à réaliser d’autres économies, y compris en achetant des véhicules à faible consommation de carburant. «Actuellement, une faible consommation est considérée comme une caractéristique à valeur ajoutée, intéressante en soi. Toutefois, si les prix des carburants continuent de grimper, ce facteur sera essentiel, voire incontournable pour l’achat d’un véhicule», précise M.Martell. Il s’agit certainement d’un marché attrayant pour les constructeurs automobiles. Environ 10% des consommateurs autrichiens, allemands, italiens, britanniques et irlandais affirment être intéressés par l’achat d’un véhicule à faible consommation de carburant.

Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter Joëlle Vandenput au 02.778.70.21





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